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| Nantes c’était Dubigeon, Dubigeon c’était 8000 ouvriers, le savoir-faire et la fierté.
Surviennent les revers, la mévente, la concurrence. La Corée produit 60 % moins cher, le chantier naval Dubigeon s’étiole de plan social en plan social : 2500 salariés en 1970, puis 1000. En 1982, dernier sursaut, Alsthom prend le contrôle du chantier nantais mais le déclin est inéluctable. Alsthom souhaite alors réduire les effectifs à 500 salariés et délocaliser le chantier. |
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| Le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy navigue entre la volonté de sauver le chantier et les contraintes économiques d’une mondialisation déjà à l’œuvre. Pour les salariés de Dubigeon, il est inimaginable que leur chantier ferme. Ils vont le dire haut et fort. Manifestations devant la préfecture, saccage des bureaux de la direction, blocage du chantier, les métallos nantais tiennent le haut du pavé. |
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Crédits photographiques : MHT et Hélène Cayeux Le film a été produit par Pirouette Films et Télé Nantes avec la participation de la Région Pays de la Loire, la Ville de Nantes, la SAMOA et le CNC.
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